Haute Trace des Escartons

22 Février 2012 , Rédigé par les-mms Publié dans #Ski nordique

Nous avons réalisé la Haute Trace des Escartons du 17 au 21 Février 2012, depuis St Véran jusqu'à Névache, en dormant en gite. Autant l'itinéraire a été repéré de longues dates à partir d'informations diverses glanées sur internet, autant le calage final s'est fait dans les derniers jours : réservation des gites, fractionnement de l'itinéraire, et surtout choix du moyen de déplacement. Dans les hypothèses, il y a eu :

* ski de randonnée nordique avec pulka

* ski de rando

* skating

C'est cette dernière solution qui a finalement été retenu car l'itinéraire classique se déroule au 3/4 sur des itinéraires entretenus pour le ski de fond.

Quant à la partie du parcours qui est non tracée, deux vieilles paires de peaux de phoque recoupées à la bonne largeur nous permettront de transformer nos skating en ski nordique.

 

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Partis depuis Montdauphin en bus pour se rendre à St Véran, nous décidons de faire un crochet par le refuge de la Blanche. Et c'est là que les premières surprises se sont présentées : faire du skating à 2000m avec un sac à dos, cela n'est pas habituel et nous a vite incité à adapter notre rythme !!! Dans notre sac à dos, 3 fois rien ou presque, mais tout de même : une paire de basket, une wind stopper, des peaux, un camel back, de quoi manger le midi et qq barres, un collant, une paire de chaussette et un Tshirt de rechange.

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Pour commencer, Mathilde ne veut pas griller toutes ses ressources, donc elle met les peaux, alors que Manu fait le malin en pas de "un".... enfin... essouflé quand même !

Pic-nique à la Blanche, puis on se laisse descendre (ou presque), sur les pistes d'abord jusqu'à La Rua, puis par une piste forestière très sympa jusqu'à Aiguilles.

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Ensuite nous prenons la navette des Escartons jusqu'à Chateau Queyras, puis début de remontée à pied en direction de Souliers. Heureusement, nous nous faisons prendre chacun notre tour en stop malgrè le nombre très limité de véhicule sur cette route (impasse pour Souliers). La première nuit se fera dans le gite du Grand Rochebrune.

 

Le lendemain, départ en direction du lac de Roux sous un grand soleil (est-ce bien utile de le préciser pour les Hautes-Alpes ?).

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Puis redescente vers La Chalp d'Arvieux, et remontée sur la piste du col de l'Izoard. Comme toujours, beau passage à la Casse Déserte, où nous retrouvons un groupe de skieurs de rando avec qui nous avions mangé au gite la veille, et qui sont passé par un col.

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Après le col (et une géocache), on descend jusqu'au Laus par l'autoroute 2 voies (une pour les luges, une pour les skieurs), moyennant un bon gros chocolat chaud au refuge Napoléon.

Au Laus, c'est un peu un changement radical d'ambiance par rapport à la veille : 40 personnes à table au gite de l'Arpelin, un brouhaha décoiffant, et des ronfleurs dans la chambre...

Le lendemain, petite descente jusqu'à Cervières, puis remontée jusqu'au plateau en direction des Fonds de Cervières.

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Là, nous quittons les pistes tracées pour obliquer au nord vers le col de Bousson. Nous mettons les peaux, et ça monte très tranquillement en direction de la frontière. C'est valloné, c'est joli, ça fait penser à la Norvège avec les piquets de balisage plantés régulièrement.

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Au passage, tentative de géocache, mais il y a trop de neige...

La descente coté italien est assez rock'n roll : on se retrouve dans une trace de moto-neige (donc 1m20 de large) à tenter de freiner, mais cela se transforme vite en chute sur le bas-coté. Finalement, la solution retenue est de remettre les peaux pour descendre moins vite. C'est ce que nous avons nommé la 'trace à l'italienne'.

 Nous arrivons sur les pistes de Clavière, puis une traversée sous la route nous amène à Montgenèvre avec un ciel qui se couvre un peu.

La fatigue commence à se faire sentir, et après hésitation avec une solution descente en stop, nous nous engageons finalement sur la piste forestière jusqu'à la Vachette. Là aussi, la descente est rock'n roll car tracée uniquement par des skieurs de piste à la descente, donc 50cm de damé avec de la poudreuse de plus en plus lourde sur le coté. Après une gamelle chacun, heureusement sans casse, on se pose au gite le Duranceau.

Le jour suivant est plutot glacial. Un bon -12°C sur des pistes verglacées, c'est pas des plus agréable. Finalement, à partir de Plampinet, les pistes ont été correctement entretenues, et on retrouve le goût de la glisse jusqu'à Névache. Nous déposons alors le plus gros de nos affaires au  gite de la Découverte , et après un bon pic-nique, nous poursuivons jusqu'au refuge de Buffère pour un bon chocolat chaud.

Escartons 0577 

 La montée est franchement très raide, mais ce refuge est un bon point de départ pour faire de l'initiation au ski de rando dans le petit vallon au-dessus. La descente sera faite en mode piéton pour Math, et en mode luge (assis sur les skis) pour Manu.

 Le jour suivant, nous remontons la piste de ski de fond fraîchement damée de la veille jusqu'au refuge des Drayères. Un vrai régal, ça glisse bien, les sacs sont légers, le soleil brille (encore et toujours). 

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Puis il faut penser à rentrer... Autostop à partir de Névache jusqu'au fort de Briançon, puis course à pieds jusqu'à la gare SNCF pour finalement attraper un bus qui nous ramène à Montdauphin.

 

 Au final, un joli parcours, où le choix des skating s'est avéré être un très bon choix. Cela permet de glisser sur les descentes, les plats et les plats légèrement montant, et donc un temps de parcours a priori bien raccourci au final. Il est aussi possible de réaliser le parcours avec des skis de rando nordique. Par contre, je déconseillerais les skis de rando à moins d'être insensible aux ampoules...

Les ravitaillements sont à bien anticiper pour les midis car pas faisable de partout (même si il y a moyen de demander dans les gites) : Aiguilles, La Chalp, Montgenèvre. Par contre, il n'y a pas de commerces à Chateau Queyras, à Souliers, au Laus, à Cervière.

Cela fait 2-3 ans que le parcours n'est plus tracé intégralement (partie italienne notament) car les différents sites nordiques n'ont pas réussi à maintenir une entente à ce niveau. Du coup, coté forfait, c'est un peu système D. Nous avons pris un pass 2 jours au départ de St Véran, ce qui nous a permi de 'tenir' jusqu'au Laus. Puis nous étions hors la loi sur la section "le Laus - bas de la montée au col de Bousson " (normalement il faut payer demi-tarif). Coté italien pas de soucis, mais de nouveau hors la loi sur la petite partie Cervière-Montgenèvre (mais là, faut pas pousser mémé, il devrait pas y avoir besoin de forfait). Puis nous avons pris un forfait (négociation du tarif) journée pour aller jusqu'à Névache pour l'avant dernière journée. Et enfin le dernier jour (montée au Drayères), pas besoin de forfait (alors que c'est là que nous avons trouvé le meilleur entretien de la piste !).

J1 : St Véran-Ref de la Blanche-St Véran-Aiguilles : 33 kms

J1 : Aiguilles-Souliers : bus+stop

J2 : Souliers-Izoard-Le Laus : 24 kms

J3 : Le Laus-Col de Bousson-Montgenèvre-La Vachette : 34 kms

J4 : La Vachette-Névache-Ref Buffère-Névache : 26 kms

J5 : Névache-Les Drayères - Névache : 26 kms

 


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C
bonjour
bravo pour vos explications sur la haute trace des escartons
auriez-vous la trace GPS au quel cas je serais intéressé pour pouvoir réaliser à mon tour cette rando à ski nordique
cordialement
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